jeudi 7 décembre 2006

Cassandre tais-toi

Depuis les temps les plus anciens, les porteurs de mauvaises nouvelles subissent les foudres de ceux à qui il les annonçent.

Au mieux, les augures les plus pessimistes n'étaient pas écoutés, au pire ils étaient exécutés. Aujourd'hui, ils sont dénigrés.

Sans qu'il soit nécessaire de se procurer du marc de café, ni même utile de lire dans les entrailles d'un Bâtonnier, je vous l'annonce pourtant à tous: notre mouvement de grève vit peut-être ses derniers ,jours.

Il n'est pas loin, je le pressens, le moment où l'on va nous dire que 8% de hausse (et non 15% qui représentent non une exigence mais un dû auquel l'état s'est engagé en 2000 et 2003), "c'est déjà bien";

Très bientôt, ceux-là même qui ont signé les accords de 2000 avec les effets que l'on connaît, ou leur fils spirituels, vous nous annoncer qu'il faut suspendre notre mouvement, parce qu'on n'osera pas nous dire qu'il faut l'arrêter. "Suspendre" c'est tellement plus acceptable, cela laisse planer l'idée qe l'on pourra recommencer... Ben voyons !

Sous peu, je le devine, on va nous vendre les promesses gouvernementales comme des certitudes, et les serments étatiques comme des faits acquis.

Une pointe d'augmentation, une petite loi sur l'assurance protection juridique et une "grand-messe" à venir... Hop le tour sera joué.

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Hola, Cassandre, Tais-toi et retourne à tes dossiers de misère. De toute façon tu n'en as plus pour lontemps vieille folle; ton barreau, ta robe, ta déontologie poussive, tes rèves de justice, ta volonté de ne plus voir ton travail fait gratuitement ou presque,

Tout cela n'a plus de sens, Cassandre. Va coucher.


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Oui mon bon Maître. Je me tais

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